Devenir auto-entrepreneur en achat-revente
Conseils acheteurs

- Rédigé par
- Stephanie Lesquenner
- Dernière modification le
- 09/01/2026
Conseils acheteurs

Démarrer rapidement son activité d’achat-revente sous le statut auto-entrepreneur est possible, à condition d’être bien renseigné !
Si vos ambitions sont alignées avec ce qu'offre le statut de micro-entreprise, les avantages sont assez nombreux.
Ce statut est idéal pour tester une activité ou démarrer un business à faible risque. Il est notamment adapté au e-commerce, aux petits volumes de vente ou encore à la seconde main.
Avant de vous lancer, quelques inconvénients sont à prendre en compte :
Première étape dans la constitution de sa micro-entreprise : l'inscription de votre activité au Registre national des entreprises (RNE). Pour cela, rendez-vous sur le site de l'INPI (Guichet Unique). Créez-vous un compte et complétez le formulaire de création d'entreprise en ligne.
Votre déclaration de début d'activité doit être accompagnée des pièces suivantes :
Dans cette déclaration, vous devrez renseigner l'activité que vous exercerez avec cette micro-entreprise qui déterminera votre code APE. Ce code a pour but d'identifier votre activité auprès de l'INSEE et de déterminer à quelles réglementations vous obéirez.
Notez également le statut de votre activité qui vous servira au moment de déclarer votre chiffre d'affaires (chaque mois ou chaque trimestre). Si vous démarrez une activité d'achat-revente, vous appartenez à la catégorie d'entreprise générant des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Lors de vos déclarations de revenus à l'URSSAF, vous remplirez donc la case “Chiffre d'affaires des ventes de marchandise (BIC)”.
Enfin, vous renseignerez votre option fiscale à savoir : choisir si vous souhaitez un versement libératoire de l'impôt sur le revenu ou non. Ce versement libératoire vous permet de verser en même temps les cotisations sociales et l'impôt sur le revenu lors de votre déclaration de chiffre d'affaires (CA).
Aujourd'hui, il existe bon nombre de sites ou de vidéos pour vous aider dans vos démarches pas à pas. N'hésitez pas à les consulter ! Il est également possible d'effectuer votre immatriculation directement en ligne sur le site Autoentrepreneur.urssaf.fr
Une fois votre dossier de demande d'immatriculation validé, vous recevrez :
💡Vous pouvez débuter votre activité d'achat-revente dès que vous avez reçu votre numéro de SIRET.
Des aides sont disponibles pour faciliter la création ou la reprise d'entreprise. La plus connue est l'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise). Cette aide fait profiter d'une exonération de 50% sur ses cotisations sociales sur une période de trois trimestres civils suivant la date de début d'activité (ou l'immatriculation). En tant qu'auto-entrepreneur en achat-revente de marchandises, cette exonération représente une réduction de 50 % sur les charges sociales à régler, soit un taux d'imposition de 6,4 % au lieu de 12,8 %.
Pour profiter des avantages de ce dispositif, il est nécessaire de remplir le formulaire « Demande de l'aide à la création et à la reprise d'une entreprise » (ACRE) :
Après avoir créé votre espace à l'URSSAF, reçu votre numéro de SIRET et votre notification d'affiliation en tant que travailleur indépendant, vous êtes libres de démarrer votre activité. Après 90 jours d'activité, vous serez tenu de déclarer votre CA et payer les cotisations associées à votre activité.
Dès l'ouverture de votre micro-entreprise, vous devrez :
Avant-même de vous lancer dans l'aventure, il est indispensable d'anticiper les dépenses qu'impliquent cette démarche. Prenez le temps de constituer un Business Plan solide pour encadrer votre projet. Prévoyez un budget de départ réaliste, adapté à vos moyens et à vos ambitions. Estimez le capital de départ requis pour votre business. Renseignez-vous également sur les financements possibles et les aides à la création d'entreprise accordées par l'État (comme l'ACRE, mentionnée précédemment).

Bien que le statut d'auto-entrepreneur soit significativement allégé en obligations légales et comptables, quelques règles s'appliquent.
En tant que micro-entrepreneur, vous devrez déclarer votre chiffre d'affaires tous les mois ou tous les 3 mois à l'URSSAF, selon l'option choisie lors de la création de votre entreprise. En cas de dépassement de l'échéance, une pénalité de 58,90 € s'applique sur chaque déclaration manquante.
Idem pour la TVA (auprès des impôts), si vous êtes assujetti.
Il vous faudra également tenir un livre de recettes et un registre des achats contenant les justificatifs de vos dépenses (factures, notes et tickets).
💡 À noter : les factures remises à vos clients sont à conserver pendant 10 ans après la clôture de l’exercice au cours duquel elles ont été émises.
Un point qui n’est pas des moindres : assurez-vous. Vous aurez besoin de souscrire à une Assurance Responsabilité Civile Professionnelle mais aussi d'assurer votre local professionnel pour vous protéger ainsi que votre stock en cas de pépin.
En tant que revendeur, vous êtes tenus de respecter certaines normes propres à l'exercice :
Depuis la loi Hamon sur le e-commerce, toute entreprise exerçant une activité commerciale en ligne est dans l’obligation de proposer une solution de retour de marchandise. Pour limiter vos pertes financières, éviter de perdre du temps et de l’énergie dans le SAV, renforcer la confiance que vous prêtent vos clients et gagner en efficacité, définissez une politique de retours claire, concise et facile à retrouver sur votre site internet (dans une FAQ, par exemple).
Le seuil de chiffres d’affaires
En démarrant votre activité de micro-entrepreneur, vous êtes automatiquement soumis au régime “micro-fiscal” pour l'année de création d'entreprise (N) et l'année suivante (N+1). Néanmoins, ce statut est encadré par un seuil de chiffre d'affaires qui, en cas de dépassement, aura un impact sur votre année N+2.
Pour faire simple : en cas de dépassement du plafond du régime micro-fiscal fixé à 188 700€ de chiffre d'affaires au cours de votre deuxième année d'activité (N+1), vous basculerez sur un régime fiscal réel simplifié au 1er janvier de l'année N+2.
Ce régime fiscal réel est lui-même encadré. Il s'applique aux entreprises générant un CA (HT) compris entre 188 700 € et 840 000 €. Avec ce statut, vous bénéficiez tout de même d'allégements dans vos obligations comptables et fiscales. Pour plus d'informations, rendez-vous sur la page internet du Gouvernement dédiée.
Le seuil de franchise de TVA
Vous devez aussi connaître les seuils et cas d'application et de franchise de TVA. En tant qu'auto-entrepreneur, la franchise de base de TVA vous dispense de l'application de cette taxe. Autrement dit, vous ne pouvez ni la facturer à vos clients, ni la récupérer sur vos achats. Mais cela vous permet d’appliquer des prix plus compétitifs. Ces seuils dépendent de votre chiffre d’affaires annuel. Vous êtes exonérés de TVA si votre CA est :
Dans le cas où votre CA dépasse ces seuils, la TVA est applicable.
Dans le cadre d'une activité d'achat-revente de marchandises ou de fourniture de logement, le montant des cotisations sociales s'élève à 12,3% de votre CA. Vous les réglez à chaque déclaration de chiffre d'affaires (mensuelle ou trimestrielle).
Quant aux impôts, plus d'éléments sont à prendre en compte. Sachez tout d'abord qu'une déduction automatique de 71% de votre CA s'applique lors du calcul de votre impôt. Ce pourcentage est fixe, déterminé par la nature de l'activité exercée (ici : BIC - Bénéfices Industriels et Commerciaux).
💡Cet abattement ne peut pas être inférieur à 305 € représentatifs de vos frais professionnels. En cas d’activités mixtes, les calculs sont faits séparément pour chaque fraction du CA. Dans ce cas, la déduction minimale est de 610 €.
Il est intéressant d'anticiper votre option de versement d'impôts. Deux possibilités s'offrent à vous : un régime classique avec versement de l'impôt sur les revenus annuels, ou un versement libératoire où l'impôt est prélevé à la source en même temps que les cotisations sociales.
En résumé, le versement libératoire présente des avantages :
En revanche, ses principaux inconvénients sont :
Maintenant, voyons deux exemples concrets qui peuvent vous aider à choisir.
Vous générez un chiffre d'affaires annuel de 50 000 €.
→ Avec un versement classique d'impôts :
L'abattement forfaitaire BIC étant de 71 % du CA,
💡 C'est ce revenu de 14 500 € qui sera ajouté aux autres revenus de votre foyer et soumis au barème progressif de l'impôt.
Supposons que vous soyez seul, sans autre revenu que la micro-entreprise. Selon le barème de 2024, les revenus dépassant 11 294 € (et jusqu'à 28 797 €) sont imposés à 11%. Ce qui donne :
👉 Impôt dû = environ 353 €
→ Avec un versement libératoire d'impôts :
Pour les activités d'achat-revente (BIC), le taux de prélèvement est de 1 % du chiffre d'affaires.
Le calcul sera donc le suivant :
1 % × 50 000 € = 500 €
Ces 500 € sont payés au fil de l'année (mensuellement ou trimestriellement), avec les cotisations sociales.
👉 Dans cet exemple, le versement libératoire coûte 147 € de plus. Il est donc moins avantageux.
Vous générez 60 000 € de CA annuel.
→ Avec un versement classique d'impôts :
Votre foyer est déjà dans la tranche marginale de 30 %. Tout euro supplémentaire est taxé à 30 %.
Votre impôt s'élève donc à : 17 400 × 30 % = 5 220 € pour un régime classique.
→ Avec un versement libératoire d'impôts :
Le taux de versement libératoire représente 1% du CA.
Vous devez donc 600 € d'impôts sur l'année.
👉 Dans cet exemple, le régime classique coûte 4 620 € de plus. Il est donc moins avantageux.
Pour maximiser votre rentabilité et éviter de perdre de l'argent, des erreurs classiques sont à éviter.

Une entreprise pérenne repose notamment sur le choix de vos produits et de vos fournisseurs.
Dans un premier temps, passez par une étude de marché afin d'identifier les opportunités et la concurrence. Réunissez toutes les informations utiles à votre stratégie de positionnement.
En tant que débutant dans le milieu du commerce de l'achat-revente, choisissez un produit adapté à votre niveau d'expérience qui présente peu de risques, peu de contraintes avec une grande probabilité de réussite. Dirigez-vous vers :
Une fois votre positionnement produit et prix choisis, reste à trouver où vous fournir. De nouveau, plusieurs options s'offrent à vous.
Si vous choisissez d'acheter en gros pour revendre, tournez-vous vers des grossistes en ligne (ou en physique). Vous trouverez des lots à prix compétitifs, serez en mesure de négocier les frais associés (frais de livraison etc.) et ferez des économies d'échelle en commandant en gros.
Pensez aussi à l'achat d'invendus auprès de retailers, marketplaces spécialisées, usines ou directement auprès des marques. Vous trouverez des articles neufs à prix très compétitifs.
Ne sous-estimez pas non plus la seconde main. Ameublement, articles de sport, automobile, high-tech, luxe, textile, tout y passe.
Préférez un fournisseur spécialisé dans le dropshipping si vous choisissez cette solution pour limiter les risques liés à la gestion de stock.
Finalement, avant de passer commande, vérifiez la fiabilité du fournisseur avec qui vous envisagez de travailler. Avis, certifications, échantillons, prenez le temps d'étudier son offre, sa réputation, la qualité du service client etc. pour éviter les mauvaises surprises après investissement.
Stocklear propose des ventes aux enchères de lots de déstockage sur sa plateforme B2B.
Comme mentionné précédemment, la pérennisation de votre activité repose sur votre rentabilité. Pour calculer votre marge (et donc anticiper votre rentabilité) :
Au-delà du prix objectivement le plus rentable pour vous, pensez à une stratégie qui vous servira sur le long-terme : prévoyez des promotions, des offres “bundle” et fixez des prix avec une stratégie de seuil psychologique qui inciteront les clients à acheter.
Plusieurs stratégies de distribution s'offrent à vous au démarrage de votre commerce. Dans le but de maximiser votre visibilité, il est recommandé d'avoir plusieurs points de contact avec votre cible.
Une présence en ligne devient presque indispensable pour développer son commerce. Pour cela, vous pourrez miser sur :
Multipliez les points de contact en faisant exister votre marque physiquement. Investir dans un local permanent n'est pas la seule option pour vendre vos produits en physique. Foires, marchés, pop-ups sont autant d'opportunités d'être présent en limitant vos dépenses.

Pour booster votre visibilité, plusieurs stratégies s'offrent à vous. Que vous soyez installé en boutique physique ou en ligne, il sera indispensable de travailler :
Oui, avec le régime d’activité de ventes BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) à définir au moment de votre création d’entreprise.
La fourchette recommandée varie selon le type de produits vendu et votre choix de distribution. Ouvrir une boutique physique coûte en moyenne 35 000€ (à ajuster selon l’emplacement, le loyer etc.). Pour une boutique en ligne, un budget de 1 000€ à 5 000€ peut suffire. Pour du dropshipping, visez environ 1 000€ pour maximiser vos chances
Rendez-vous sur le site de l’URSSAF pour déclarer votre chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel et régler les charges qui vous incombent en tant que micro-entrepreneur BIC.
Aucun diplôme spécifique n’est nécessaire. En revanche, certaines compétences sont utiles (notions en Marketing, commerce, comptabilité…). En revanche, vous aurez d’autres obligations d’ordre fiscal, légal et assurantielle.
Équipe très réactive et très professionnelle. Produits de très bonne qualité et à très bons prix. Système de vente et de paiement irréprochables. Merci !
Je recommande cette entreprise sérieuse. Ayant fait des plusieurs enchères gagnées, transport et logistique + suivi de leur part professionnel jusqu’à l’arrivée de la commande.
Entreprise française sérieuse qui sécurise les acheteurs. Lorsque les marchandises ne sont pas sur le grade que celles annoncées, nous avons à chaque fois eu un dédommagement plus ou moins à la hauteur du préjudice. Ils sont facilement joignable et très efficaces !
Site très sérieux. Suivi des commandes et de la livraison au millimètre près. Personnel très à l’écoute et très pro. Hyper réactivité et informations communiquées en temps réel. Enfin matériel reçu tel qu’il était décris lors de la vente. Un grand Bravo à l’équipe logistique super compétente.
Avis Google – Avec une moyenne de 4,7 sur 5
Service client
Notre service client basé en France parle le français, l’anglais et l’espagnol et est là pour répondre à toutes vos questions. Vous pouvez nous joindre par chat ou via votre compte.
Paiement sécurisé
Soyez confiants en achetant au travers de notre place de marché. Les vendeurs sont payés une fois que vous avez validé la réception de vos commandes.
Qualité
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