Devenir auto-entrepreneur en achat-revente

Conseils acheteurs

Dernière modification le
09/01/2026

Démarrer rapidement son activité d’achat-revente sous le statut auto-entrepreneur est possible, à condition d’être bien renseigné !

En résumé

  • La micro-entreprise est envisageable pour démarrer son activité d'achat-revente ou tester un concept mais présente des limites : plafond de chiffre d'affaires, déduction des charges et récupération de la TVA limités ;
  • Le statut est simplifié mais présente quand même des obligations légales à respecter : déclarations sociales et fiscales, assurance, facturation.
  • Le choix du régime fiscal, des fournisseurs et des produits est stratégique pour la rentabilité ;
  • Tenir une comptabilité claire, gérer les stocks et calculer précisément les marges est indispensable ;
  • Des leviers comme le e-commerce, le seconde-main ou les marketplaces peuvent accélérer la croissance.

Avantages et inconvénients du statut d'auto-entrepreneur pour l'activité d'achat-revente

Avantages

Si vos ambitions sont alignées avec ce qu'offre le statut de micro-entreprise, les avantages sont assez nombreux.

  • Les formalités de création sont simples et rapides. Quelques clics suffisent pour créer son entreprise ;
  • La gestion administrative est allégée et la comptabilité simplifiée. Les charges sociales sont calculées uniquement sur le chiffre d'affaires encaissé, les déclarations s'effectuent chaque mois ou chaque trimestre, directement sur le site de l'URSSAF. La seule exigence comptable consiste à tenir un livre des recettes et des dépenses couplé à un listing des achats effectués ;
  • La franchise de TVA est possible (tant que vous ne dépassez pas le seuil de CA de 85 800 €). Cet avantage vous permet de proposer des prix plus compétitifs et/ou d'accroître votre marge. En plus de cette franchise, vous profitez d'une imposition favorable basée sur votre chiffre d'affaires sur lequel est appliqué un abattement forfaitaire de 71 %.

Ce statut est idéal pour tester une activité ou démarrer un business à faible risque. Il est notamment adapté au e-commerce, aux petits volumes de vente ou encore à la seconde main.

Inconvénients

Avant de vous lancer, quelques inconvénients sont à prendre en compte :

  • Le chiffre d'affaires est plafonné à 188 700 € par an. En cas de forte croissance de votre entreprise, il vous faudra changer de régime et passer au régime réel ;
  • Il est impossible de déduire les charges ou les frais d'achat, ce qui impacte directement votre marge ;
  • En cas de dépassement du seuil, vous devrez collecter la TVA, ce qui complexifie la gestion de votre micro-entreprise. En revanche, sous ce seuil, il est impossible de récupérer la TVA ce qui peut être un désavantage selon votre activité ;
  • Il est compliqué de recruter des salariés avec ce statut, notamment car vous ne pourrez pas déduire les salaires de vos charges. Il faudra probablement envisager changer de statut si vous souhaitez faire grandir votre activité.

Démarrer sa micro-entreprise d'achat-revente

Créer son statut

  1. Immatriculation de sa micro-entreprise

Première étape dans la constitution de sa micro-entreprise : l'inscription de votre activité au Registre national des entreprises (RNE). Pour cela, rendez-vous sur le site de l'INPI (Guichet Unique). Créez-vous un compte et complétez le formulaire de création d'entreprise en ligne.

Votre déclaration de début d'activité doit être accompagnée des pièces suivantes :

  • Une copie ou un scan de votre pièce d'identité daté et signé comportant la mention : « Je certifie sur l'honneur l'exactitude de cette pièce justificative d'identité » ;
  • Un justificatif de domicile datant de moins de trois mois ;
  • Une attestation sur l'honneur de non-condamnation.

Dans cette déclaration, vous devrez renseigner l'activité que vous exercerez avec cette micro-entreprise qui déterminera votre code APE. Ce code a pour but d'identifier votre activité auprès de l'INSEE et de déterminer à quelles réglementations vous obéirez.

Notez également le statut de votre activité qui vous servira au moment de déclarer votre chiffre d'affaires (chaque mois ou chaque trimestre). Si vous démarrez une activité d'achat-revente, vous appartenez à la catégorie d'entreprise générant des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Lors de vos déclarations de revenus à l'URSSAF, vous remplirez donc la case “Chiffre d'affaires des ventes de marchandise (BIC)”.

Enfin, vous renseignerez votre option fiscale à savoir : choisir si vous souhaitez un versement libératoire de l'impôt sur le revenu ou non. Ce versement libératoire vous permet de verser en même temps les cotisations sociales et l'impôt sur le revenu lors de votre déclaration de chiffre d'affaires (CA).

Aujourd'hui, il existe bon nombre de sites ou de vidéos pour vous aider dans vos démarches pas à pas. N'hésitez pas à les consulter ! Il est également possible d'effectuer votre immatriculation directement en ligne sur le site Autoentrepreneur.urssaf.fr

  1. Réception des documents administratifs

Une fois votre dossier de demande d'immatriculation validé, vous recevrez :

  • Un certificat d'inscription au Répertoire des Entreprises et des Établissements contenant toutes vos informations, dont votre numéro de Siret ;
  • Une notification de votre régime d'imposition incluant les coordonnées du centre fiscal dont vous dépendez ;
  • Une notification d'affiliation au régime des indépendant concernant sa couverture sociale.

💡Vous pouvez débuter votre activité d'achat-revente dès que vous avez reçu votre numéro de SIRET.

  1. Les aides et financements externes

Des aides sont disponibles pour faciliter la création ou la reprise d'entreprise. La plus connue est l'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise). Cette aide fait profiter d'une exonération de 50% sur ses cotisations sociales sur une période de trois trimestres civils suivant la date de début d'activité (ou l'immatriculation). En tant qu'auto-entrepreneur en achat-revente de marchandises, cette exonération représente une réduction de 50 % sur les charges sociales à régler, soit un taux d'imposition de 6,4 % au lieu de 12,8 %.

Pour profiter des avantages de ce dispositif, il est nécessaire de remplir le formulaire « Demande de l'aide à la création et à la reprise d'une entreprise » (ACRE) :

  • lors du dépôt du dossier de création ou de reprise d'entreprise ;
  • ou au plus tard dans les 45 jours suivant le dépôt de la déclaration de création.
  1. Délai pour commencer la vente

Après avoir créé votre espace à l'URSSAF, reçu votre numéro de SIRET et votre notification d'affiliation en tant que travailleur indépendant, vous êtes libres de démarrer votre activité. Après 90 jours d'activité, vous serez tenu de déclarer votre CA et payer les cotisations associées à votre activité.

Documents et démarches indispensables dès l'ouverture

Dès l'ouverture de votre micro-entreprise, vous devrez :

  • Vous inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), passage obligatoire pour toute activité commerciale ;
  • Vous déclarer auprès de l'URSSAF ;
  • Effectuer votre déclaration initiale de CFE (dont vous êtes exonéré la 1ère année) et créer votre espace professionnel aux impôts ;
  • Ouvrir un compte bancaire dédié (renseignez-vous sur le seuil légal pour cette ouverture) ;
  • Souscrire une assurance Responsabilité Civile Professionnelle et une assurance pour votre local (fortement recommandées et obligatoires même dans certains cas).

Planifier son projet avant de se lancer

Avant-même de vous lancer dans l'aventure, il est indispensable d'anticiper les dépenses qu'impliquent cette démarche. Prenez le temps de constituer un Business Plan solide pour encadrer votre projet. Prévoyez un budget de départ réaliste, adapté à vos moyens et à vos ambitions. Estimez le capital de départ requis pour votre business. Renseignez-vous également sur les financements possibles et les aides à la création d'entreprise accordées par l'État (comme l'ACRE, mentionnée précédemment).

Réglementation et obligations légales

Bien que le statut d'auto-entrepreneur soit significativement allégé en obligations légales et comptables, quelques règles s'appliquent.

Les déclarations

En tant que micro-entrepreneur, vous devrez déclarer votre chiffre d'affaires tous les mois ou tous les 3 mois à l'URSSAF, selon l'option choisie lors de la création de votre entreprise. En cas de dépassement de l'échéance, une pénalité de 58,90 € s'applique sur chaque déclaration manquante.

Idem pour la TVA (auprès des impôts), si vous êtes assujetti.

La comptabilité

Il vous faudra également tenir un livre de recettes et un registre des achats contenant les justificatifs de vos dépenses (factures, notes et tickets).

  • Le livre de recettes encaissées indique le montant et l'origine de vos recettes, le mode de règlement ainsi que les références des pièces justificatives.
  • Le registre des achats indique lui aussi le mode de paiement et les références des pièces justificatives des achats (numéro de facture etc.).

💡 À noter : les factures remises à vos clients sont à conserver pendant 10 ans après la clôture de l’exercice au cours duquel elles ont été émises.

Les assurances

Un point qui n’est pas des moindres : assurez-vous. Vous aurez besoin de souscrire à une Assurance Responsabilité Civile Professionnelle mais aussi d'assurer votre local professionnel pour vous protéger ainsi que votre stock en cas de pépin.

Normes qualité

En tant que revendeur, vous êtes tenus de respecter certaines normes propres à l'exercice :

  • Il est de votre responsabilité de vous assurer que les articles vendus ne sont pas des contrefaçons (leur revente constituant une infraction pénale).
  • Chaque produit vendu doit également être estimé comme “sûr” pour les consommateurs. Autrement dit, il doit pouvoir remplir sa fonction sans présenter de danger pour l'utilisateur.
  • Enfin, les produits doivent être marqués « CE », signifiant l'engagement du fabricant sur sa conformité aux exigences de la réglementation communautaire. Il concerne tout produit mis en vente sur le marché européen.

Gestion des retours de marchandise

Depuis la loi Hamon sur le e-commerce, toute entreprise exerçant une activité commerciale en ligne est dans l’obligation de proposer une solution de retour de marchandise. Pour limiter vos pertes financières, éviter de perdre du temps et de l’énergie dans le SAV, renforcer la confiance que vous prêtent vos clients et gagner en efficacité, définissez une politique de retours claire, concise et facile à retrouver sur votre site internet (dans une FAQ, par exemple).

Limites et seuils de chiffre d'affaires à connaître

Le seuil de chiffres d’affaires

En démarrant votre activité de micro-entrepreneur, vous êtes automatiquement soumis au régime “micro-fiscal” pour l'année de création d'entreprise (N) et l'année suivante (N+1). Néanmoins, ce statut est encadré par un seuil de chiffre d'affaires qui, en cas de dépassement, aura un impact sur votre année N+2.

Pour faire simple : en cas de dépassement du plafond du régime micro-fiscal fixé à 188 700€ de chiffre d'affaires au cours de votre deuxième année d'activité (N+1), vous basculerez sur un régime fiscal réel simplifié au 1er janvier de l'année N+2.

Ce régime fiscal réel est lui-même encadré. Il s'applique aux entreprises générant un CA (HT) compris entre 188 700 € et 840 000 €. Avec ce statut, vous bénéficiez tout de même d'allégements dans vos obligations comptables et fiscales. Pour plus d'informations, rendez-vous sur la page internet du Gouvernement dédiée.

Le seuil de franchise de TVA

Vous devez aussi connaître les seuils et cas d'application et de franchise de TVA. En tant qu'auto-entrepreneur, la franchise de base de TVA vous dispense de l'application de cette taxe. Autrement dit, vous ne pouvez ni la facturer à vos clients, ni la récupérer sur vos achats. Mais cela vous permet d’appliquer des prix plus compétitifs. Ces seuils dépendent de votre chiffre d’affaires annuel. Vous êtes exonérés de TVA si votre CA est :

  • inférieur ou égal à 85 000 € sur l’année civile N-1 ;
  • inférieur à 93 500 € sur l’année en cours (N), en cas de non-dépassement de seuil en N-1. Ce second seuil est un “seuil de tolérance” qui vous permet de conserver la franchise de TVA jusqu’à la fin de cette année N.

Dans le cas où votre CA dépasse ces seuils, la TVA est applicable.

Fiscalité et charges sociales : ce qu'il faut anticiper

Impôts et cotisations sociales

Dans le cadre d'une activité d'achat-revente de marchandises ou de fourniture de logement, le montant des cotisations sociales s'élève à 12,3% de votre CA. Vous les réglez à chaque déclaration de chiffre d'affaires (mensuelle ou trimestrielle).

Quant aux impôts, plus d'éléments sont à prendre en compte. Sachez tout d'abord qu'une déduction automatique de 71% de votre CA s'applique lors du calcul de votre impôt. Ce pourcentage est fixe, déterminé par la nature de l'activité exercée (ici : BIC - Bénéfices Industriels et Commerciaux).

💡Cet abattement ne peut pas être inférieur à 305 € représentatifs de vos frais professionnels. En cas d’activités mixtes, les calculs sont faits séparément pour chaque fraction du CA. Dans ce cas, la déduction minimale est de 610 €.

Il est intéressant d'anticiper votre option de versement d'impôts. Deux possibilités s'offrent à vous : un régime classique avec versement de l'impôt sur les revenus annuels, ou un versement libératoire où l'impôt est prélevé à la source en même temps que les cotisations sociales.

En résumé, le versement libératoire présente des avantages :

  • Il simplifie l'administratif et la comptabilité
  • Il lisse l'impôt : vous êtes prélevé selon un taux fixe tout au long de l'année. Pas de régularisation le dernier mois de l'année ni de variation saisonnière qui pèsent dans la trésorerie
  • Vous payez donc moins d'impôts si votre chiffre d'affaires est moins important, puisque le taux est fixe

En revanche, ses principaux inconvénients sont :

  • Qu'il ne concerne qu'une partie de la population. Le revenu fiscal de référence (RFR) du foyer fiscal de l'année N-2 n'excède pas :
    • 28 797 € pour une personne seule
    • 57 594 € pour un couple (2 parts)
    • 71 992,5 € pour un couple avec un enfant (2,5 parts)
    • 86 391 € pour un couple avec deux enfants (3 parts)
  • L'imposition commence dès le premier euro collecté, et pas après une année entière d'activité.

Maintenant, voyons deux exemples concrets qui peuvent vous aider à choisir.

  1. Le régime classique est plus avantageux si :

Vous générez un chiffre d'affaires annuel de 50 000 €.

→ Avec un versement classique d'impôts :

L'abattement forfaitaire BIC étant de 71 % du CA,

  • Abattement = 50 000 × 71 % = 35 500 €
  • Revenu imposable = 50 000 – 35 500 = 14 500 €

💡 C'est ce revenu de 14 500 € qui sera ajouté aux autres revenus de votre foyer et soumis au barème progressif de l'impôt.

Supposons que vous soyez seul, sans autre revenu que la micro-entreprise. Selon le barème de 2024, les revenus dépassant 11 294 € (et jusqu'à 28 797 €) sont imposés à 11%. Ce qui donne :

  • 11 294 € → 0 €
  • 14 500 – 11 294 = 3 206 € imposés à 11 % → 352,66 €

👉 Impôt dû = environ 353 €

→ Avec un versement libératoire d'impôts :

Pour les activités d'achat-revente (BIC), le taux de prélèvement est de 1 % du chiffre d'affaires.

Le calcul sera donc le suivant :

1 % × 50 000 € = 500 €

Ces 500 € sont payés au fil de l'année (mensuellement ou trimestriellement), avec les cotisations sociales.

👉 Dans cet exemple, le versement libératoire coûte 147 € de plus. Il est donc moins avantageux.

  1. Le versement libératoire est plus avantageux si :

Vous générez 60 000 € de CA annuel.

→ Avec un versement classique d'impôts :

  • Abattement = 60 000 × 71 % = 42 600 €
  • Revenu imposable = 60 000 – 42 600 = 17 400 €

Votre foyer est déjà dans la tranche marginale de 30 %. Tout euro supplémentaire est taxé à 30 %.

Votre impôt s'élève donc à : 17 400 × 30 % = 5 220 € pour un régime classique.

→ Avec un versement libératoire d'impôts :

Le taux de versement libératoire représente 1% du CA.

  • 60 000 × 1 % = 600 €

Vous devez donc 600 € d'impôts sur l'année.

👉 Dans cet exemple, le régime classique coûte 4 620 € de plus. Il est donc moins avantageux.

Les déductions et aides aux auto-entrepreneurs

  • L'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise) offre une exonération des cotisations sociales (maladie, maternité, retraite et allocations familiales…) durant votre première année d'activité. Cette exonération est totale pour les professionnels avec un revenu inférieur à 34 776 € ; partielle et dégressive pour les entrepreneurs avec un revenu entre 34 776 € et 46 368 €. Pour en bénéficier, vous devez détenir au moins 50% de l'entreprise et être indemnisé ou inscrit à France Travail depuis plus de 6 mois.
  • L'ARE (Allocation d'Aide au Retour à l'Emploi) s'adresse aux allocataires France Travail. Elle est cumulable avec vos revenus à condition que le montant de ces deux revenus reste inférieur à votre ancien salaire.
  • L'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) est versée par France Travail. Elle représente 60 % de vos droits à l'ARE restants à être versés depuis le 1er juillet 2023. Son versement s'effectue en 2 fois.
  • L'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) vous concerne si vous avez épuisé vos droits au chômage et si vos ressources mensuelles sont inférieures à 1 271,90 € nets (pour un célibataire), ou de 1 998,70 € net si vous vivez en couple.
  • Le Nouvel accompagnement à la reprise ou création d'entreprise (NACRE) est un dispositif d'aide au montage de projet de création ou reprise d'entreprise, à la structuration financière et au démarrage de votre activité. Il est géré par la région. Elle vous permet de bénéficier d'un accompagnement sur 3 ans. Pour y prétendre, rapprochez-vous de
  • La prime d'activité (RSA activité) dépend de la CAF. Pour y avoir droit, vous devez :
    • déclarer vos revenus chaque trimestre
    • avoir plus de 18 ans
    • être travailleur, salarié ou indépendant ou être indemnisé au chômage partiel ou technique
    • percevoir des revenus modestes
    • vivre en France 9 mois par an
    • être français, vivre en France depuis au moins 5 ans ou être ressortissant de l'Espace économique européen ou Suisse.
  • Des allocations chômage et autres aides France Travail sont à envisager. Renseignez-vous auprès de votre centre de référence.
  • La BPI France peut également proposer des prêts pour démarrer votre activité.
  • Le Contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape) existe afin de tester la viabilité de votre projet. Vous bénéficierez d'un appui financier, matériel et d'une protection sociale en échange de votre engagement à suivre un programme de préparation à la création ou reprise d'entreprise.
  • Finalement, pour les personnes en situation de handicap, l'AGEFIPH offre une aide forfaitaire de 6 300€ pour la création d'entreprise sous réserve d'un apport personnel de 1 200€ minimum.

Éviter les erreurs courantes

Pour maximiser votre rentabilité et éviter de perdre de l'argent, des erreurs classiques sont à éviter.

  • Une mauvaise gestion des stocks entraîne des coûts supplémentaires. Commander trop de stock difficile à écouler représente autant d'argent dormant. En revanche, commander souvent — en petite quantité — vous fait perdre une marge non-négligeable (moins d'économie d'échelle, plus de frais de livraison).
  • Gardez les seuils de TVA à l'esprit. En cas de dépassement de seuil (85 000€), trois conséquences s'appliquent :
    • Vous devrez faire une demande de numéro de TVA intracommunautaire pour rester en règle ;
    • Vous facturerez la TVA à vos clients dès le 1er jour de dépassement du seuil ;
    • Vous aurez droit à la déduction de TVA sur vos achats professionnels.
  • Vous êtes tenus de vendre des produits autorisés sur le marché, dont la liste est disponible sur le site du gouvernement. De même pour les produits dangereux interdis à la vente.
  • Vous êtes aussi tenus de vendre des produits jugés “conformes” par les autorités. La garantie de conformité est obligatoire pour les produits neufs, d'occasion, reconditionnés vendus par un professionnel (vous) à un particulier. En résumé, un produit doit correspondre à sa description, être conforme à son usage (ou celui d'un bien du même type), ne pas présenter de défaut de fabrication ni d'emballage, disposer d'un manuel d'installation clair et répondre aux besoins de l'usager comme assuré par le vendeur.
  • Finalement, calculez vos marges pour rester au fait de votre rentabilité et réajustez votre stratégie si besoin. Une marge trop faible rend votre activité non rentable, et signe la fin de votre entreprise.

Trouver des produits rentables et des fournisseurs fiables

Une entreprise pérenne repose notamment sur le choix de vos produits et de vos fournisseurs.

Dans un premier temps, passez par une étude de marché afin d'identifier les opportunités et la concurrence. Réunissez toutes les informations utiles à votre stratégie de positionnement.

En tant que débutant dans le milieu du commerce de l'achat-revente, choisissez un produit adapté à votre niveau d'expérience qui présente peu de risques, peu de contraintes avec une grande probabilité de réussite. Dirigez-vous vers :

  • Un produit de niche avec peu de concurrence mais dont la demande est forte et durable ;
  • Un produit en plein essor (tant que le marché n'est pas encore surchargé)
  • Un produit avec une forte demande mais un faible taux de retour. Accessoires de rangement, accessoires mobiles, produits d'hygiène et bien-être, consommables pour animaux etc.

Une fois votre positionnement produit et prix choisis, reste à trouver où vous fournir. De nouveau, plusieurs options s'offrent à vous.

Si vous choisissez d'acheter en gros pour revendre, tournez-vous vers des grossistes en ligne (ou en physique). Vous trouverez des lots à prix compétitifs, serez en mesure de négocier les frais associés (frais de livraison etc.) et ferez des économies d'échelle en commandant en gros.

Pensez aussi à l'achat d'invendus auprès de retailers, marketplaces spécialisées, usines ou directement auprès des marques. Vous trouverez des articles neufs à prix très compétitifs.

Ne sous-estimez pas non plus la seconde main. Ameublement, articles de sport, automobile, high-tech, luxe, textile, tout y passe.

Préférez un fournisseur spécialisé dans le dropshipping si vous choisissez cette solution pour limiter les risques liés à la gestion de stock.

Finalement, avant de passer commande, vérifiez la fiabilité du fournisseur avec qui vous envisagez de travailler. Avis, certifications, échantillons, prenez le temps d'étudier son offre, sa réputation, la qualité du service client etc. pour éviter les mauvaises surprises après investissement.

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Méthodes pour calculer une marge rentable

Comme mentionné précédemment, la pérennisation de votre activité repose sur votre rentabilité. Pour calculer votre marge (et donc anticiper votre rentabilité) :

  1. Calculez votre coût de revient réel en incluant achat, livraison, plateforme, publicité et frais fixes (logiciels, comptable, loyer du local, TVA non récupérable etc.).
  2. Fixez une marge brute cible (30-40 % minimum).
  3. Déterminez votre prix de vente : coût ÷ (1 − marge).
  4. Vérifiez la marge nette : visez au moins 10–15 %.

Au-delà du prix objectivement le plus rentable pour vous, pensez à une stratégie qui vous servira sur le long-terme : prévoyez des promotions, des offres “bundle” et fixez des prix avec une stratégie de seuil psychologique qui inciteront les clients à acheter.

Développer ses ventes : stratégies e-commerce et distribution

Choisir sa stratégie de distribution

Plusieurs stratégies de distribution s'offrent à vous au démarrage de votre commerce. Dans le but de maximiser votre visibilité, il est recommandé d'avoir plusieurs points de contact avec votre cible.

Une présence en ligne devient presque indispensable pour développer son commerce. Pour cela, vous pourrez miser sur :

  • Une boutique en ligne personnelle. Créez votre boutique en ligne sur Shopify, WordPress, Squarespace, Wix ou tout autre plateforme spécialisée et commercialisez vos produits via des solutions business “clés en main”.
  • Intégrer une marketplace (Amazon, Vinted, Leboncoin, eBay). Cette solution évite la création d'un site internet propre et l'acquisition d'un nom de domaine. Miser sur des marketplaces peut également faciliter la logistique, la gestion de stock et la comptabilité grâce à des rapports disponibles sur la marketplace. De plus, vous profitez de la notoriété de la plateforme intégrée et devenez plus visible en apparaissant directement sur le catalogue du site dans la catégorie de produits à laquelle vous appartenez.

Multipliez les points de contact en faisant exister votre marque physiquement. Investir dans un local permanent n'est pas la seule option pour vendre vos produits en physique. Foires, marchés, pop-ups sont autant d'opportunités d'être présent en limitant vos dépenses.

Optimisez votre stratégie de logistique et gestion de stock

  1. Pour réduire les coûts sans dégrader l'image de votre marque, standardisez vos emballages et choisissez des matériaux adéquats. Les emballages recyclés sont souvent moins onéreux et mieux perçus par les consommateurs, par exemple.
  2. Étudiez vos options de livraison : avec un volume de marchandise suffisant, vous serez en mesure de négocier avec le transporteur pour appliquer des tarifs dégressifs ou des forfaits mensuels, ce qui réduira vos coûts et vous permettra de proposer différentes options aux clients.
  3. Évitez et/ou revalorisez les retours. Faites des descriptions de vos produits claires et appuyées de photos. Fournissez un guide de tailles si nécessaire, et incluez une FAQ sur votre site internet. Vos clients achèteront avec un maximum d'informations en main. Privilégiez une politique de retour sous conditions, payants sur les produits à faible marge et pensez aux avoirs plutôt qu'aux remboursements des produits. Enfin, revalorisez les retours en les remettant en vente comme produits reconditionnés, en ventes privées avec une réduction appliquée ou encore via des ventes de déstockage.

Booster sa visibilité et ses conversions

Pour booster votre visibilité, plusieurs stratégies s'offrent à vous. Que vous soyez installé en boutique physique ou en ligne, il sera indispensable de travailler :

  • Votre référencement en ligne (SEO). Identifiez les mots-clés principaux reliés à votre gamme de produits et au secteur visé (automobile, mode, électronique etc.) et enrichissez vos fiches-produits de ces mots-clés pour être détecté par Google et remonter dans les recherches organiques locales et génériques.
  • Prenez le temps d'illustrer vos produits avec des photos qualitatives professionnelles. Elles reflètent la qualité de votre offre et de votre entreprise au global.
  • Collectez des avis clients. Ils seront d'une grande aide pour développer votre entreprise. Au plus vos avis sont bons et nombreux, au plus les nouveaux prospects auront confiance, au plus vous les convertirez.
  • Misez sur de la publicité en ligne : Google Ads, Meta Ads… Investissez intelligemment en ciblant un segment précis avec une grande probabilité de conversion plutôt que de viser trop large et perdre de l'argent dans une campagne peu pertinente.

Les questions / réponses

  • Peut-on faire de l'achat-revente avec le statut d'auto-entrepreneur ?

    Oui, avec le régime d’activité de ventes BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) à définir au moment de votre création d’entreprise.

  • Quel budget minimum pour se lancer ?

    La fourchette recommandée varie selon le type de produits vendu et votre choix de distribution. Ouvrir une boutique physique coûte en moyenne 35 000€ (à ajuster selon l’emplacement, le loyer etc.). Pour une boutique en ligne, un budget de 1 000€ à 5 000€ peut suffire. Pour du dropshipping, visez environ 1 000€ pour maximiser vos chances

  • Comment déclarer ses ventes en micro-entreprise ?

    Rendez-vous sur le site de l’URSSAF pour déclarer votre chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel et régler les charges qui vous incombent en tant que micro-entrepreneur BIC.

  • Faut-il un diplôme pour exercer ?

    Aucun diplôme spécifique n’est nécessaire. En revanche, certaines compétences sont utiles (notions en Marketing, commerce, comptabilité…). En revanche, vous aurez d’autres obligations d’ordre fiscal, légal et assurantielle.

Ressources et conseils

  • Équipe très réactive et très professionnelle. Produits de très bonne qualité et à très bons prix. Système de vente et de paiement irréprochables. Merci !

    InformatiqueOccasionLe 01/01/2025
  • Je recommande cette entreprise sérieuse. Ayant fait des plusieurs enchères gagnées, transport et logistique + suivi de leur part professionnel jusqu’à l’arrivée de la commande.

    Jordan AlexandreLe 11/01/2025
  • Entreprise française sérieuse qui sécurise les acheteurs. Lorsque les marchandises ne sont pas sur le grade que celles annoncées, nous avons à chaque fois eu un dédommagement plus ou moins à la hauteur du préjudice. Ils sont facilement joignable et très efficaces !

    Quentin W.Le 14/03/2025
  • Site très sérieux. Suivi des commandes et de la livraison au millimètre près. Personnel très à l’écoute et très pro. Hyper réactivité et informations communiquées en temps réel. Enfin matériel reçu tel qu’il était décris lors de la vente. Un grand Bravo à l’équipe logistique super compétente.

    Bache SLe 02/05/2025

Avis Google – Avec une moyenne de 4,7 sur 5

  • Service client

    Notre service client basé en France parle le français, l’anglais et l’espagnol et est là pour répondre à toutes vos questions. Vous pouvez nous joindre par chat ou via votre compte.

  • Paiement sécurisé

    Soyez confiants en achetant au travers de notre place de marché. Les vendeurs sont payés une fois que vous avez validé la réception de vos commandes.

  • Qualité

    Les lots revendeurs, les lots de déstockage auxquels vous avez accès viennent directement des grandes marques et des retailers.