Comment ouvrir un magasin de déstockage ?

Conseils acheteurs

Ouvrir son magasin de déstockage
Dernière modification le
10/11/2025

Ouvrir son magasin de déstockage est une aubaine, à condition de suivre quelques règles et bonnes pratiques. Découvrez notre guide pour ouvrir un magasin de déstockage rentable avec toutes les clés pour bien se lancer et pérenniser votre activité !

Si vous souhaitez démarrer un commerce, le marché du déstockage est l’une des options à considérer sans faute. La demande est forte, les marges intéressantes, de quoi se lancer avec un risque réduit de faillite, à condition de suivre certaines bonnes pratiques.

Pour vous y retrouver, voici les étapes clés à suivre pour ouvrir votre magasin de déstockage :

  • Étude de marché
  • Choix du local
  • Sourcing produits
  • Choix du statut juridique

L’investissement initial moyen se situe entre 20 000 et 80 000 €. Il est envisageable de devenir rentable dès la 2ème année d’activité (selon emplacement et stratégie d’achat). Pour résumer, misez sur un stock assez conséquent mais pas débordant, des prix attractifs (étudiés en fonction du marché sur lequel vous vous placez), une gestion rigoureuse de votre entreprise et une communication locale.

Un marché du déstockage en plein essor

Plusieurs facteurs rendent le marché du déstockage aussi prisé. Le contexte actuel d’inflation pousse acheteurs et vendeurs à chercher une marchandise à bas prix pour une qualité qui répond à leurs besoins. Sans compter la volonté des acheteurs de consommer responsable, d’où la forte demande de seconde main et de produits reconditionnés.

Du côté business, l’opportunité de dégager des marges brutes élevées et la rotation rapide des stocks facilite le démarrage de l’activité et la rentabilité ne se fait pas attendre.

De plus, le choix de type de déstockage ne manque pas : textile, électroménager, bricolage, alimentaire non périssable… À vous de vous placer selon vos ambitions, votre environnement et vos moyens.

Enfin, ouvrir un magasin physique est un véritable avantage concurrentiel face à l’e-commerce. La marchandise est achetée immédiatement, les prix sont visibles, l’effet de proximité vous rend visible facilement, contrairement aux sites internet qui nécessiteront des frais de communication conséquents pour générer un flux constant de visiteurs.

Le timing est propice à se lancer !

Les étapes pour ouvrir un magasin de déstockage

1. Réaliser une étude de marché locale

Ouvrir un magasin, oui, mais pas n’importe où, n’importe comment. Pour décider d’une zone d’implantation :

  • Identifiez la demande : quel est le profil des consommateurs ? Population (et évolution), moyens économiques, attentes, habitudes de shopping, saisonnalité (ex : zone balnéaire), etc.
  • Analysez les zones d’implantation potentielles : zone de chalandise, fréquentation, dynamisme, revenus moyens des commerces déjà implantés, accessibilité en transport en commun, proximité avec les axes routiers, options de stationnement prix moyens au m² des loyers commerciaux, etc.
  • Étudiez la concurrence (magasins discount, solderies, marketplaces). Il est plus judicieux de s’installer dans une zone encore peu occupée par le même type de commerce que le vôtre.
  • Déterminez un positionnement clair. Généraliste ou spécialisé dans un type de marchandise (mode, déco, tech), les stratégies diffèrent mais comprennent chacune leur lot d’avantages et d’inconvénients à étudier.

2. Choisir l’emplacement idéal

La localisation est cruciale et détermine souvent la réussite du projet.

Votre boutique doit notamment être accessible facilement via différents types de transports (voiture, transports en commun, vélo, à pieds etc.). Privilégiez les zones commerciales avec des parkings accessibles et une forte visibilité. Une zone qui bénéficie déjà d’un flux important est un vrai plus pour vous lancer.

Selon les villes et les quartiers, les loyers varient parfois du simple au double. Analysez les loyers commerciaux et la fréquentation piétonne/automobile avant d’investir un local pour estimer les frais engagés et les revenus à générer pour les assumer.

Une fois l’emplacement décidé, négociez votre bail commercial. Pas d’impasse sur la lecture des petites lignes du contrat qui peuvent vous piéger. Prenez le temps de les lire à tête reposée. En cherchant votre local, n’oubliez pas son utilité commerciale. Vous devez disposer d’un espace de stockage et d’une surface de vente suffisante et adaptée à votre budget et à vos prétentions.

Enfin, pensez à souscrire à une assurance adaptée (obligatoire) en plus de la responsabilité civile professionnelle.

3. Trouver des fournisseurs de déstockage fiables

Le marché des grossistes est vaste. Voici quelques indicateurs pour y voir plus clair et choisir des fournisseurs fiables et alignés avec vos critères.

En général, les grossistes et centrales de déstockage français et européens sont certifiés. Ils répondent à des normes de qualité et à un niveau de compétence dans leur métier, ce qui vous aiguille sur leur fiabilité et assure un minimum de sécurité quant à leurs méthodes de travail et leur transparence (bien qu’il faille toujours bien se renseigner avant tout partenariat). De même, les sites spécialisés comme Stocklear ou autres grossistes en ligne proposent souvent un service d’assistance, un suivi des commandes et renseignent sur la qualité des lots, leur provenance etc.

Achetez des lots de déstockage en ligne sur Stocklear

Notre plateforme B2B propose des ventes aux enchères de lots de déstockage à destination des professionnels de l’achat-revente.

Il est aussi envisageable de lier des partenariats avec des marques et distributeurs afin de racheter leurs invendus et fins de série. Les termes de votre accord sont clairs, vous avez une bonne visibilité sur la fréquence de livraison et la quantité de marchandise, et vous savez exactement d’où elle vient. Enfin, pensez à vérifier la qualité, l’origine et la légalité des produits pour éviter l’achat-revente de contrefaçons.

4. Établir un business plan solide

Un nouveau business ne se construit pas sans business plan solide. Prenez le temps de chiffrer tous les coûts liés à votre installation et à votre activité : local (loyer et charges), stock initial, aménagement, communication et marketing autour de votre activité. Votre plan marketing local n’est pas à sous-estimer ! Flyers, Google My Business, presse locale, réseaux sociaux et autres supports seront de mise pour lancer votre activité.

Prévoyez également un fonds de roulement pour être en capacité de renouveler vos stocks et estimez la rentabilité de votre activité (avec une marge brute moyenne de 30 à 50%) pour évaluer dans quoi vous vous lancez.

Choisir le bon statut juridique

Si vous démarrez seul 👤

Auto-entrepreneur (micro-entreprise)

✅ Avantages :

Les démarches administratives sont simples et gratuites. Il vous suffit de remplir une demande de création d’entreprise en ligne. La comptabilité est ultra-légère, aucun capital n’est exigé et les cotisations sociales sont proportionnelles au chiffre d’affaires (environ 12,3 % pour la vente).

⚠️ Inconvénients :

Ce statut est réservé aux petites entreprises. Le chiffre d’affaires se limite à 188 700 € (en 2025). De plus, il n’est pas possible de récupérer la TVA en dessous du seuil de 85 000 € de CA (en 2025), ce qui présente un désavantage pour les acheteurs de stock. Dernier inconvénient à prendre en compte : votre responsabilité est illimitée. En cas de dette dépassant l’apport en capital social et en compte courant, les associés devront payer de leur poche sauf en cas de déclaration d’affectation au patrimoine).

Ce statut est recommandé si : vous souhaitez tester votre activité avec peu de risques et peu de stock au départ.

EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)

✅ Avantages :

Votre responsabilité est limitée au capital investi. En cas de dette, votre responsabilité est limitée au montant de vos apports. Contrairement à la micro-entreprise, la TVA peut être récupérée sur les achats (non-négligeable pour votre activité). En adoptant ce statut, il est aussi possible de choisir entre l’impôt sur les sociétés (IS) ou sur le revenu (IR).

⚠️ Inconvénients :

L’EURL exige une comptabilité complète, exercice quelque peu fastidieux. De plus, les cotisations sociales sont plus lourdes qu’en micro-entreprise.

Ce statut est recommandé : en cas d’investissement dans du stock important et si vous désirez séparer votre patrimoine personnel du professionnel.

SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)

✅ Avantages :

C’est un statut renvoyant une bonne image professionnelle. Un point de légitimité en plus dans votre camp. De nouveau, la responsabilité est limitée ce qui protège votre patrimoine personnel. Enfin, le président de la SASU est assimilé au statut de salarié ce qui lui permet d’accéder à une meilleure couverture sociale.

⚠️ Inconvénients :

Les charges sociales sont plus élevées qu’en EURL. Ce statut engendre également plus de formalités juridiques que la micro et l’EURL.

Recommandé si : vous avez pour ambition de vous développer rapidement ou d’accueillir des investisseurs.

Si vous êtes plusieurs associés 👥

SARL (Société à Responsabilité Limitée)

✅ Avantages :

En SARL, vous bénéficiez d’un cadre juridique stable et encadré, d’une responsabilité limitée et d’un choix entre une imposition à l’IS ou IR. De quoi créer une entreprise sur des bases solides, bien définies, en protégeant votre patrimoine.

⚠️ Inconvénients :

Si le cadre peut être un atout, il représente parfois un désavantage. Le fonctionnement d’une SARL est un peu rigide étant donné que les statuts sont encadrés par la loi.

Recommandé si : vous êtes 2 à 5 associés proches, avec un projet stable.

SAS (Société par Actions Simplifiée)

✅ Avantages :

La SAS est très flexible. Les statuts sont personnalisables, il est facile d’accueillir de nouveaux associés et le président de l’entreprise profite d’une bonne protection sociale.

⚠️ Inconvénients :

Les formalités de création sont plus coûteuses que la SARL et les charges sociales sont assez élevées.

👉 Recommandé si : vous visez la croissance ou une structure évolutive (franchise, multi-magasins…).

Bonus : autres points à prévoir

Récupération de la TVA

Selon votre statut juridique, il sera possible (ou non) de récupérer la TVA sur vos achats de marchandise. Récupérer cette TVA est particulièrement intéressant pour un magasin de déstockage qui repose sur un système d’achat en gros avant revente.

Code APE

Parmi les formalités, comme toute entreprise, vous devrez qualifier votre activité avec un “Code APE”. Pour un magasin de déstockage, la nomenclature d’activités française attribue le Code APE : 47.19B - Autres commerces de détail en magasin non spécialisé. Ce code doit être présent sur tous les documents de votre entreprise (fiches de paie, factures etc.). Il définit également la convention collective applicable aux salariés de l’entreprise. Il sera aussi indispensable de souscrire une assurance pour le local utilisé en plus d’une assurance responsabilité civile professionnelle.

Le budget à prévoir

Le budget moyen à prévoir pour la création et le démarrage d’un magasin de déstockage se situe entre 20 000 et 80 000 € selon la surface du local et le stock initial.

Les principaux postes de dépenses sont :

  • L’achat du stock (40 à 60 % du budget total).
  • L’aménagement du local et matériel de caisse.
  • La communication d’ouverture (signalétique, publicité locale).
  • La trésorerie de sécurité (3 à 6 mois d’exploitation).

Des financements sont possibles pour vous aider à assumer ces dépenses. Tournez-vous vers des banques pour des prêts, renseignez-vous auprès de la BPI qui donne accès à des aides et ne négligez pas les subventions locales.

Rentabilité et gestion d’un magasin de déstockage

Les clés de la rentabilité

Pour que votre magasin soit rentable, votre stratégie doit être bien rodée.

Pour rester pertinent et compétitif, il est intéressant de miser sur une rotation rapide du stock et un ajustement permanent de vos prix. Une différence de quelques centimes jouera en votre faveur face à la concurrence.

Selon vos ambitions, envisagez de diversifier vos canaux de vente. En plus de votre boutique physique, un site internet permettra de booster vos ventes en jouant le rôle de vitrine, catalogue en ligne, voire même de véritable canal de vente à part entière pour les sites e-commerce. Avec un bon référencement, vous bénéficierez d’une visibilité au-delà de votre zone de chalandise traditionnelle. Les réseaux sociaux peuvent également vous permettre de communiquer sur les promotions et les nouveaux arrivages.

Pour fidéliser votre clientèle, misez justement sur des offres flash, des promotions, des cartes de fidélité… Il existe bon nombre de stratégies peu onéreuses pour vous qui vous aideront à construire un réseau d’habitués.

Enfin, pour être rentable, réduisez vos charges fixes au maximum - sans porter préjudice au magasin. Listez toutes les charges pour identifier où faire des économies.

Avec toutes ces clés, et une bonne application de ces dernières, vous pourrez viser la rentabilité sous 2-3 ans.

Erreurs fréquentes à éviter

Avant de vous lancer dans des commandes à rallonge sans connaître la demande de vos clients potentiels, prenez le temps d’étudier le terrain. Quelques semaines suffisent à cerner le besoin de votre clientèle et adapter vos stocks en fonction. D’ailleurs, ces quelques semaines seront également l’occasion de tester et d’affiner votre communication locale, indispensable pour votre commerce.

Ne négligez pas la présentation du magasin. Certes, les clients viennent à la recherche de produits, mais ils reviendront pour l’entièreté du magasin. Un intérieur propre, bien entretenu, ordonné voire avec une identité propre est gage de qualité pour les clients qui auront un frein en moins à l’achat.

La dernière erreur à éviter absolument : faire l’impasse sur les obligations légales liées à votre activité (hygiène, sécurité, affichage des prix, retours produits). Étudiez la législation, entourez-vous de professionnels, assurez-vous de ne pas passer à côté d’une erreur qui pourrait vous coûter très cher.

Les tendances 2025 du déstockage

2025 connaît bon nombre de tendances en faveur du commerce de déstockage :

  • Le “recommerce” et la seconde main sont en pleine croissance. On y retrouve par exemple des plateformes spécialisées dans la vente de produits reconditionnés (high-tech, appareils électroménagers et accessoires connectés etc.) comme des sites de vente de vêtements de seconde main.
  • Le déstockage éco-responsable met en avant le recyclage et de l’anti-gaspillage. Mobilier, denrées alimentaires, textile, etc.
  • La digitalisation gagne du terrain : de plus en plus de commerces proposent le click & collect, misent sur les réseaux sociaux pour croître et les marketplaces locales (qui mettent en relation des consommateurs d'un secteur avec des commerçants à proximité) ****ne cessent de se développer.
  • Les formats hybrident explosent. Magasins éphémères, corners dans galeries, pop-ups en collaboration de petits acteurs avec des grandes marques… tout est dorénavant possible.
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Les questions / réponses

  • Quel budget minimum pour ouvrir un magasin de déstockage ?

    Il faut compter 20 000 € minimum, principalement pour le stock et le local. Bien sûr, il est possible de démarrer plus petit avec un concept mobile ou un espace partagé.

  • Où trouver des produits à déstocker ?

    Sur des plateformes spécialisées comme Stocklear, auprès de grossistes européens, lors de ventes aux enchères professionnelles. Pensez également au déstockage direct auprès de marques et distributeurs (ce qui nécessite de traiter des gros volumes et la négociation d’accords contractuels sur le long terme).

  • Est-ce rentable d’ouvrir un magasin de déstockage ?

    C’est envisageable dès la 2ᵉ ou la 3e année, si le stock tourne bien et la marge bien calculée. On estime des marges brutes moyennes dégagées entre 30 % et 50 %.

  • Quelles autorisations faut-il pour ouvrir un magasin de déstockage ?

    Aucune licence spécifique n’est requise, mais la souscription d’une assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire. Vous devez également respecter des normes ERP (sécurité, accessibilité) et la réglementation commerciale.

Ressources et conseils

  • Équipe très réactive et très professionnelle. Produits de très bonne qualité et à très bons prix. Système de vente et de paiement irréprochables. Merci !

    InformatiqueOccasionLe 01/01/2025
  • Je recommande cette entreprise sérieuse. Ayant fait des plusieurs enchères gagnées, transport et logistique + suivi de leur part professionnel jusqu’à l’arrivée de la commande.

    Jordan AlexandreLe 11/01/2025
  • Entreprise française sérieuse qui sécurise les acheteurs. Lorsque les marchandises ne sont pas sur le grade que celles annoncées, nous avons à chaque fois eu un dédommagement plus ou moins à la hauteur du préjudice. Ils sont facilement joignable et très efficaces !

    Quentin W.Le 14/03/2025
  • Site très sérieux. Suivi des commandes et de la livraison au millimètre près. Personnel très à l’écoute et très pro. Hyper réactivité et informations communiquées en temps réel. Enfin matériel reçu tel qu’il était décris lors de la vente. Un grand Bravo à l’équipe logistique super compétente.

    Bache SLe 02/05/2025

Avis Google – Avec une moyenne de 4,7 sur 5

  • Service client

    Notre service client basé en France parle le français, l’anglais et l’espagnol et est là pour répondre à toutes vos questions. Vous pouvez nous joindre par chat ou via votre compte.

  • Paiement sécurisé

    Soyez confiants en achetant au travers de notre place de marché. Les vendeurs sont payés une fois que vous avez validé la réception de vos commandes.

  • Qualité

    Les lots revendeurs, les lots de déstockage auxquels vous avez accès viennent directement des grandes marques et des retailers.